Les 5 grandes tendances marketing 2026 à ne pas manquer selon Google
En 2026, cinq tendances marketing structurent l'année selon l'étude Google : la recherche du bien-être immédiat, la recherche conversationnelle et multimodale, la participation des audiences comme nouvelle mesure de pertinence, le remix nostalgique de l'héritage de marque, et une écoresponsabilité prouvée par des bénéfices produits mesurables.
- Le bien-être immédiat devient un moteur de décision
- Recherches conversationnelles et multimodales
- Des audiences actrices, et non spectatrices
- Nostalgie stratégique : l'héritage comme performance
- Écoresponsabilité : de la promesse à la preuve
- Questions fréquentes
"L'IA transforme radicalement la façon dont nous interagissons avec l'information," affirmait l'an passé Dyana Najdi, Managing Director for Advertising, Google UK & Ireland. "Les nouvelles méthodes de recherche répondent à des besoins toujours plus variés et instantanés."
En 2026, le marketing entre dans une nouvelle phase de maturité technologique et culturelle. L’intelligence artificielle, avec les agents IA, déjà omniprésente, ne se contente plus d’optimiser l’existant : elle transforme en profondeur les comportements des consommateurs, leurs attentes et les leviers de performance des marques.
Pour les Chief Marketing Officers (CMO) et la plupart des dirigeants commerciaux et marketing, l’enjeu n’est plus de suivre les tendances, mais de comprendre comment les traduire en avantages concurrentiels durables. Voici une analyse structurée des grandes dynamiques à intégrer dès maintenant, d'après les travaux de Phil Wilson, vice-président EMEA de la division Ads Marketing chez Google, qui dirige une équipe de spécialistes du marketing, de chercheurs et d’analystes à la pointe de l’innovation en marketing et IA.
Le bien‑être immédiat devient un moteur de décision
Dans ce contexte d’incertitude économique, sociale et géopolitique, les consommateurs se projettent moins dans le long terme. On parle souvent de contexte VUCA, acronyme de volatility (volatilité), uncertainty (incertitude), complexity (complexité) et ambiguity (ambiguïté).
L’anxiété, la fatigue émotionnelle et le sentiment de perte de contrôle poussent les individus à rechercher des bénéfices immédiats, concrets et mesurables.
Cette évolution est particulièrement marquée chez les jeunes générations. Ayant grandi dans un environnement instable, elles privilégient l’expérience et la gratification à court terme plutôt que des promesses lointaines. Il ne s’agit pas d’un désengagement, mais d’une redéfinition de la valeur : le présent devient le seul horizon maîtrisable.
Ce que l'exemple British Airways apprend vraiment
La refonte du programme de fidélité de British Airways illustre la difficulté de l'exercice. Elle mérite d'être racontée précisément, car elle est souvent citée à contresens.
En avril 2025, l'Executive Club devient The British Airways Club. La compagnie abandonne le calcul des statuts basé sur la distance parcourue au profit d'un calcul basé sur la dépense : 1 Tier Point par livre sterling éligible, en intégrant pour la première fois les extras comme le choix de siège ou les bagages supplémentaires. L'accueil a été mauvais. Les seuils sont devenus plus difficiles à atteindre pour une partie des voyageurs réguliers, et la contestation a été vive.
British Airways a corrigé la trajectoire fin 2025 en rendant permanents, et sans inscription préalable, les Tier Points bonus accordés sur chaque vol : autrement dit en multipliant les occasions de progresser.
La leçon est plus utile que l'anecdote : ce que les clients réclament, ce n'est pas davantage de récompenses à terme, c'est de sentir qu'ils avancent à chaque interaction. Un programme peut être plus généreux en valeur absolue et paraître plus punitif, si les paliers s'éloignent.
En 2026, les propositions de valeur doivent être fragmentées et activables rapidement. Récompenser les micro‑engagements, valoriser chaque étape du parcours client et rendre visibles les bénéfices immédiats devient un levier clé de performance.
Recherches conversationnelles et multimodales : un nouveau paradigme
L’IA bouleverse la façon dont les consommateurs et prospects recherchent de l’information. La recherche n’est plus linéaire ni strictement textuelle : elle devient conversationnelle, exploratoire et multimodale. Texte, image et audio s’entremêlent pour permettre une compréhension plus riche et plus nuancée des intentions.
La barre de recherche évolue vers un espace de création. Les utilisateurs formulent leurs besoins de manière naturelle, attendent des réponses contextualisées et visuelles, et souhaitent que l’IA anticipe leur intention réelle, au‑delà des simples mots‑clés.
Des outils comme IKEA Kreativ illustrent cette mutation : en scannant leur intérieur, les utilisateurs visualisent directement les produits dans leur environnement réel, transformant la recherche en expérience immersive.
Du SEO au GEO (Generative Engine Optimisation) et GSO (Global Search Optimization)
Le GSO, ou Global Search Optimization, désigne l’optimisation pour l’ensemble des moteurs de recherche, en incluant non seulement les moteurs traditionnels comme Google ou Bing (et également YouTube, Amazon, Booking, Airbnb...) mais aussi les plateformes utilisant l’intelligence artificielle, telles que les assistants vocaux, les chatbots, et d’autres systèmes de recherche intelligents.
Contrairement au SEO traditionnel qui se concentre principalement sur les résultats organiques d’un moteur de recherche, le GSO englobe une approche plus large, prenant en compte l’ensemble des interfaces de recherche qui utilisent des algorithmes d'IA.
Le GSO inclut donc, entre autres :
- L'optimisation pour les moteurs de recherche classiques : Google, Bing, Yahoo, etc., dont la recherche de la position zéro AEO (Answer Engine Optimization)
- L’optimisation pour les assistants vocaux et la recherche vocale : Siri, Google Assistant, Alexa.
- L’optimisation pour les systèmes basés sur l’IA : ChatGPT, Gemini, Claude et consorts, que l'on regroupe sous le terme GEO (Generative Engine Optimization).
- Les résultats de recherche sur les plateformes spécialisées : YouTube, Amazon, TripAdvisor, Booking, etc.
Le GSO ne se limite donc plus à l'optimisation des sites web pour les moteurs de recherche traditionnels. Il s’étend désormais à toutes les plateformes fournissant des résultats personnalisés, qu'elles reposent ou non sur des algorithmes d’IA.
Pour rester visibles, les marques doivent structurer un écosystème de contenus utiles, crédibles et centrés sur l’humain. Le GEO devient un pilier stratégique : il s’agit d’alimenter les moteurs génératifs avec des contenus de référence capables d’être mobilisés dans des réponses conversationnelles.
En 2026, la performance des campagnes Search ne repose plus uniquement sur l’achat de mots‑clés, mais sur la qualité et la diversité des actifs (textes, images, vidéos, données produits) mis à disposition des systèmes d’IA.
Des audiences jeunes, actrices et non spectatrices
Les jeunes audiences ne se contentent plus de consommer des messages : elles veulent participer, transformer et s’approprier les récits de marque. Cette logique de participation active, parfois qualifiée de « maximalisme créatif », redéfinit les critères de succès des campagnes.
EPIC: The Musical en est le cas d'école. Cette relecture de L’Odyssée n'a pas seulement été portée par sa communauté : elle a été en partie distribuée par elle. Jorge Rivera-Herrans a lancé ses appels à casting directement sur TikTok, en publiant les descriptions de personnages et des versions instrumentales à reprendre en duo. Plusieurs rôles majeurs (Athéna, Polites, Zeus, Eurylochus) ont été attribués à des fans repérés par ce canal, et les visuels ont été commandés à des artistes issus de la même communauté.
Le projet a depuis franchi une étape supplémentaire, qui valide la mécanique : une adaptation au cinéma produite par Jerry Bruckheimer a été annoncée en avril 2026. Un contenu né sur YouTube et TikTok, construit avec sa communauté, aboutit à un long métrage de studio.
Nouveau KPI : la participation
En 2026, la portée seule ne suffit plus. Les KPI marketing classiques non plus.
La capacité d’une marque à créer un univers dans lequel les audiences peuvent s’inscrire devient un indicateur de considération et de préférence. Concrètement, cela se mesure : volume de contenus dérivés produits par la communauté, taux de reprise d'un son ou d'un format, part des mentions spontanées dans le total des mentions, durée de vie d'un asset créatif au-delà de la fenêtre média payée.
Pour y parvenir, les marques ont tout intérêt à collaborer avec des créateurs maîtrisant déjà ces codes, ou à concevoir des campagnes intégrant dès l’origine des éléments exploitables par les communautés (personnages, sons, assets créatifs).
L’IA générative, avec des outils de création vidéo ou de Ads de plus en plus accessibles, accélère cette dynamique en facilitant la co‑création à grande échelle, quelle que soit la taille de l’organisation, que vous ayez ou non un content manager.
Nostalgie stratégique : transformer l’héritage en performance
La nostalgie agit comme un repère émotionnel puissant dans un contexte instable. Et l'effet est chiffré : selon les données Google, les campagnes jouant la carte nostalgique augmentent la sympathie de marque jusqu'à 20 %.
L’enjeu n’est pas de rééditer le passé, mais de le réinterpréter. Le « remix nostalgique » consiste à combiner des éléments historiques de la marque avec des codes contemporains.
Nintendo en a donné l'illustration la plus commentée avec le lancement de la Switch 2 : la marque a rejoué, plan par plan, sa publicité Super Nintendo de 1991, avec Paul Rudd, le même acteur, dans le même long manteau noir et le même collier de perles, trente-quatre ans plus tard. Le spot « Now You're Playing Together » ne se contente pas de citer le passé : il s'en sert pour démontrer GameChat, la nouvelle fonction de discussion vidéo, autour d'une partie de Mario Kart World.
Le remix nostalgique réussi ne vend pas le souvenir : il utilise le souvenir pour faire comprendre une nouveauté. Le passé sert de raccourci pédagogique, pas d'argument.
Activer ses archives comme un actif stratégique
Logos, jingles, collaborations iconiques ou produits cultes constituent une matière première précieuse. En les associant à des partenaires créatifs actuels, les marques peuvent créer de nouvelles expériences à la fois familières et innovantes.
Pour une entreprise sans quarante ans d'archives publicitaires, le principe reste applicable à plus petite échelle : anciens visuels de marque, premiers produits, photos d'archives de l'entreprise, formats de communication abandonnés. L'ancienneté locale est un actif que les nouveaux entrants ne peuvent pas répliquer.
Écoresponsabilité : de la promesse à la preuve
En 2026, les discours génériques sur le développement durable perdent en crédibilité. Les consommateurs, tout comme les régulateurs, attendent des preuves concrètes. Dans un contexte de vigilance accrue face au greenwashing, la communication doit se recentrer sur la valeur tangible.
Plutôt que d’énoncer des engagements globaux, les marques gagnent à mettre en avant des bénéfices produits mesurables : durabilité, efficacité énergétique, économies réalisées ou usage prolongé.
Le déplacement est autant sémantique que stratégique. « Nous agissons pour la planète » ne convainc plus ; « cet appareil consomme 30 % de moins et vous fera économiser X euros par an » relève d'une promesse vérifiable, donc opposable. C'est précisément ce qui la rend crédible.
Certaines campagnes illustrent déjà cette approche. Des collaborations entre créateurs et plateformes de seconde main montrent comment un choix durable peut répondre à des motivations très concrètes : faire des économies ou adopter un style tendance.
Une durabilité utile, pas sacrificielle
Présenter l’écoresponsabilité comme un avantage intelligent, et non comme une contrainte, permet de renforcer la crédibilité de la marque tout en alignant performance économique et impact positif.
Questions fréquentes sur les tendances marketing 2026
Quelles sont les 5 tendances marketing de 2026 ?
Le bien-être immédiat comme moteur de décision, la recherche conversationnelle et multimodale, la participation des audiences comme nouvelle mesure de pertinence, le remix nostalgique de l'héritage de marque, et une écoresponsabilité démontrée par des bénéfices produits mesurables.
Quelle différence entre SEO, AEO, GEO et GSO ?
Le SEO optimise pour les résultats organiques d'un moteur classique. L'AEO (Answer Engine Optimization) vise la réponse directe, la position zéro. Le GEO (Generative Engine Optimization) cible les moteurs génératifs comme ChatGPT ou Gemini. Le GSO (Global Search Optimization) englobe les trois, plus les plateformes de recherche spécialisées : YouTube, Amazon, Booking.
Le marketing nostalgique fonctionne-t-il vraiment ?
Oui, à condition de réinterpréter plutôt que de rééditer. Les données Google créditent les campagnes nostalgiques d'un gain de sympathie de marque allant jusqu'à 20 %. L'efficacité vient du contraste entre le repère familier et la nouveauté qu'il sert à expliquer.
Comment mesurer la participation d'une audience ?
Par le volume de contenus dérivés produits par la communauté, le taux de reprise d'un son ou d'un format, la part des mentions spontanées dans le total des mentions, et la durée de vie d'un asset créatif au-delà de la fenêtre média payée.
Ces tendances valent-elles pour une PME ?
Oui, à budget adapté. La fragmentation des récompenses, la structuration de contenus pour les moteurs génératifs et la valorisation d'archives locales ne demandent pas de budget média : elles demandent de la méthode. C'est la co-création à grande échelle et la production vidéo qui restent corrélées aux moyens, et l'IA générative en abaisse justement le coût d'entrée.
Le marketing en 2026 se caractérise par une exigence accrue de sens, d’utilité et d’authenticité.
IA, participation des audiences, immédiateté, héritage de marque et durabilité ne sont pas des tendances isolées, mais les composantes d’un même mouvement : replacer l’humain au cœur de la performance.
Pour les CMO et dirigeants commerciaux et marketing, l’enjeu est clair : transformer ces mutations en systèmes activables, mesurables et différenciants, capables de créer de la valeur aujourd’hui, sans perdre de vue la construction de marques solides pour demain.
Originaire de l'île de La Réunion, Mathilde a quitté l'île à 18 ans pour poursuivre ses études au Canada. Diplômée d'un Master en Stratégie d'Affaires de HEC Montréal, elle a acquis une solide expérience en marketing en travaillant dans diverses entreprises, des start-ups aux grandes entreprises telles que Randstad Après 12 ans passés en Amérique du Nord, Mathilde a décidé de revenir sur l'île pour relever de nouveaux défis et mettre son expertise au service des entreprises locales à travers MMIO. Passionnée par la stratégie marketing et le développement des entreprises, elle intervient dans divers secteurs afin d'aider ses clients à atteindre leurs objectifs. En dehors du travail, elle aime profiter de la nature réunionnaise, entre randonnées en montagne et moments de détente à la plage.
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