Outre la délivrabilité, le taux d’ouverture et le taux de clic (ou CTR, pour click-through rate en VO) sont les deux indicateurs sur lesquels les marketeurs se concentrent après avoir envoyé leurs emailings (newsletters, promotions, informations). On peut dire que c'est l'indicateur de référence en matière de campagne d'emailing. Un bon taux d’ouverture signifie notamment que l’expéditeur inspire confiance, que l’objet d’email est percutant, que le contenu est bon et correspond aux attentes de l'audience. Qu’est-ce qu’un bon taux de clic ? Quel est le taux de clic moyen en emailing ? Dans quels secteurs ?
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Le taux de clic dans l’emailing est le rapport entre le nombre de clics réalisés sur les liens présents dans votre email, et le nombre d’emails aboutis (délivrés en boîte de réception). Il est à différencier du taux de réactivité qui est lui le rapport entre les clics et le nombre d’ouvertures.
Cet indicateur vous permet d’estimer la pertinence de vos contenus "textes", l’attractivité et la performance de vos visuels et autres infographies, et le positionnement de vos liens (les bons outils d’emailing ou de marketing automation vous proposent des “heatmaps” de clics et la répartition des clics sur tous les liens présentés.
Ce taux peut se calculer de deux manières : taux unique ou taux cumulé.
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Contrairement au discours tenu par Otis dans Astérix, Mission Cléôpatre, ou par “Les Inconnus” dans “Les chasseurs, il y a bel et bien “un bon et un mauvais taux de clic”.
Si l’on se réfère à la moyenne des taux de clics tous secteurs confondus, un bon taux de clic unique dépasse 3% (Sources multiples : Mailchimp, Sarbacane, Smart Insights, CheetahDigital, NP6).
Selon une étude de 2023 de la DMA, le taux de clic moyen des campagnes d'emailing en France était de 5,30 %.
Un mauvais taux de clic sera lui en-dessous de 1%. Certains secteurs, comme la mode et la VAD (Vente à distance) avoisinent les 2,5% (dûs à une fréquence d’envoi supérieure : quotidienne, ou pluri-hebdomadaire).
Si votre taux de clic est inférieur, il y a donc encore un peu de pain sur la planche et vous allez devoir réfléchir à faire de l’A/B testing sur vos emails pour améliorer l’engagement sur ceux-ci :
Selon une étude réalisée par GetResponse et Holistic Email Marketing sur plus de 2150 clients (accessible ici en anglais), voici les moyennes de taux de clic par secteur :
Selon la DMA, le taux de clic moyen en France s'établissait à 5,30 % tous secteurs confondus en 2023. Pour 2024, le Benchmark Brevo 2025, basé sur l'analyse de 11,9 milliards d'emails envoyés auprès de plus de 19 000 entreprises françaises, indique un taux de clic moyen de 4,32 % tous secteurs confondus. (source Les idées fraîches)
La légère baisse par rapport à 2023 s'explique en partie par la hausse du volume d'envois et une compétition accrue en boîte de réception.
Le secteur du divertissement domine largement avec un taux de clic exceptionnel de 14,95 %. Les ONG et l'administration publique affichent également des performances supérieures à la moyenne. À l'inverse, le retail (3,68 %), la santé (3,61 %) et le tourisme (3,48 %) peinent davantage à générer de l'interaction. Comarketing-News
Le Click-to-Open Rate (CTOR), qui mesure la capacité d'un email à générer un clic après ouverture, atteint 11,37 % en moyenne. (source Les idées fraîches)
En B2B, les repères sont différents : visez environ 3 % de clics pour être dans la bonne fourchette. Le CTOR se situe en moyenne entre 6 % et 13 % selon les secteurs, et les destinataires sur desktop affichent un CTOR presque deux fois supérieur à celui des utilisateurs mobiles. Ediware
Parmi nos clients, dans plusieurs secteurs d'activité, nous constatons sensiblement les mêmes taux moyens annuels. Ils sont compris entre 3,5 % et 6,8 %.
Notez tout de même que l'emailing n'est qu'une compostante d'une stratégie digitale efficace. N'oubliez pas de travailler les autres leviers comme le référencement naturel, votre présence sur les réseaux sociaux et bien sûr votre stratégie éditoriale indispensable à votre visibilité.
Au delà du taux de clics, tout bon marketeur surveille de près d'autres indicateurs de performance pour optimiser ses emailings comme :
Le taux d'ouverture : c'est le pourcentage de destinataires qui ouvrent une campagne d’emailing. Il mesure l’attractivité de l’objet et la pertinence de l’expéditeur.
Le taux de conversion : il concerne le pourcentage d’utilisateurs ayant réalisé une action souhaitée (achat, inscription) après avoir cliqué sur un email ou un lien.
Le taux de rejet : c'est le pourcentage d’emails non délivrés, dû à des adresses erronées, inactives ou des problèmes techniques.
Le taux de croissance de la liste de contacts : il mesure l'évolution nette des abonnés à une liste d'emails en tenant compte des nouvelles inscriptions et des désabonnements.
Le ROI global : Retour sur investissement global des campagnes marketing, exprimé en rapport entre les revenus générés et les coûts engagés.
Le nombre d'abonnés désengagés : c'st le total des abonnés qui ne réagissent plus aux emails (ouvertures, clics) sur une période donnée.
Le nombre de nouveaux leads générés : il mesure le volume de nouveaux prospects collectés via des campagnes ou des initiatives marketing.
Le taux de rebond : c'est le pourcentage d'emails renvoyés par les serveurs de messagerie. Il se divise en rebonds "durs" (adresses invalides) et "mous" (problèmes temporaires).
Le taux de plaintes : c'est la proportion d’utilisateurs signalant vos emails comme indésirables ou spam.
Le taux de désabonnement : c'st le pourcentage de destinataires se désinscrivant de la liste après une campagne.
Le taux de clic emailing (CTR, ou click-through rate) mesure le rapport entre le nombre de destinataires ayant cliqué sur au moins un lien dans un email et le nombre total d'emails délivrés. Il se distingue du taux de réactivité (CTOR), qui rapporte les clics aux seules ouvertures. C'est l'indicateur le plus fiable pour évaluer la pertinence du contenu et l'efficacité des appels à l'action.
La formule est simple : CTR = (nombre de cliqueurs ÷ nombre d'emails délivrés) × 100. Par exemple, si vous envoyez 1 000 emails, que 980 sont délivrés et que 45 destinataires cliquent, votre taux de clic est de 4,59 %. Attention à bien distinguer le taux de clic unique (nombre de cliqueurs) du taux de clic cumulé (nombre total de clics, un même destinataire pouvant cliquer plusieurs fois).
Selon le Benchmark Brevo 2025, basé sur l'analyse de 11,9 milliards d'emails envoyés auprès de plus de 19 000 entreprises françaises, le taux de clic moyen tous secteurs confondus s'établit à 4,32 % pour l'année 2024. La DMA France indiquait 5,30 % en 2023. La légère baisse s'explique par la hausse du volume d'envois et une concurrence accrue en boîte de réception.
Un taux de clic supérieur à 3 % est généralement considéré comme satisfaisant (sources : Mailchimp, Sarbacane, Smart Insights). Un taux supérieur à 5 % est excellent. En dessous de 1 %, la campagne souffre d'un problème de contenu, de ciblage ou de design. En B2B spécifiquement, viser 3 % constitue déjà une bonne performance.
D'après le Benchmark Brevo 2025 (données 2024), le secteur du divertissement affiche le taux de clic le plus élevé avec 14,95 %, suivi de l'administration publique (6,80 %) et des ONG/associations (6,20 %). Les secteurs du retail (3,68 %), de la santé (3,61 %) et du tourisme (3,48 %) se situent en dessous de la moyenne, notamment en raison d'une forte pression concurrentielle en boîte de réception.
Ces secteurs pratiquent des envois très fréquents (quotidiens ou pluri-hebdomadaires), ce qui dilue mécaniquement l'engagement. La mode et la VAD (vente à distance) avoisinent les 2,50 % de CTR, et le e-commerce 3,20 %. Pour compenser, ces secteurs misent sur la personnalisation avancée et l'automatisation pour reconquérir l'attention.
Le CTR rapporte les clics à l'ensemble des emails délivrés. Le CTOR (Click-to-Open Rate) rapporte les clics uniquement aux emails ouverts — il mesure donc la qualité intrinsèque du contenu, indépendamment de la performance de l'objet. En France, le CTOR moyen atteint 11,37 % tous secteurs confondus (Brevo 2025). En B2B, il oscille entre 6 % et 13 % selon les secteurs.
Les leviers les plus efficaces sont : la pertinence du contenu par rapport aux segments ciblés, la réduction du nombre de visuels (plus d'images = moins de clics, selon HubSpot), la clarté et le positionnement des appels à l'action (CTA), la multiplication des liens dans le corps du message, et la pratique de l'A/B testing sur les objets, le design et les CTAs. Les emails personnalisés génèrent un taux de clic deux fois supérieur aux emails génériques.
Oui, et plus que jamais. Depuis que Apple Mail Privacy Protection (MPP) pré-charge les pixels de suivi, les taux d'ouverture sont artificiellement gonflés et de moins en moins fiables. Le taux de clic est devenu l'indicateur de référence pour mesurer l'engagement réel, car il nécessite une action volontaire du destinataire. Les marketeurs français s'appuient de plus en plus sur le CTR et le CTOR pour piloter leurs campagnes.
Le taux de clic s'analyse toujours en combinaison avec : le taux d'ouverture, le CTOR (taux de réactivité), le taux de délivrabilité (idéalement > 98 %), le taux de rebond (hard et soft), le taux de désabonnement (signal de saturation, en moyenne 0,18 % en France), le taux de conversion, le taux de plaintes spam et le ROI global de la campagne.
Ces indicateurs offrent une vision globale de la performance des campagnes et de la qualité des bases de données.
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